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Entrer dans la séquence « Expliquer »A partir de quelques textes de Vandel
Le samedi 27 mars 2004.
Cette activité prend place dans le cadre de la classe de 4ème dont l’un des points du programme consiste à travailler avec les élèves le texte explicatif. Genèse Déroulé Une fois que mes élèves sont installés (classiquement, face à moi, mais peut-être qu’une disposition en U serait appropriée), je leur dis que la séquence précédente est terminée et que l’on va en entamer une nouvelle mais que, pour l’instant, je ne leur dis pas de quoi il s’agit, qu’on le trouvera plus tard et que l’on passe à la première activité de séquence, dont le titre également sera donné à la fin. ECRIT 1. Pourquoi les recettes dites « instantanées » ne sont-elles jamais vraiment instantanées ? Je leur demande ensuite de choisir une de ces questions et d’y proposer une réponse. Certains élèves protestent qu’ils ne savent pas. Je précise alors que le but n’est pas de trouver la réponse exacte mais d’en proposer une, voire d’en inventer totalement une. Ils ont cinq minutes (j’essaie maintenant toujours de donner une contrainte de temps, car je me suis aperçu lors d’une formation en atelier d’écriture que la contrainte de temps poussait à se lancer dans la tâche, mais, à cause de mon manque de rigueur, je ne suis pas très au point pour la tenir). Les élèves se lancent alors tous dans la tâche (ce qui est rarement le cas d’habitude ; la possibilité de choix y est peut-être pour quelque chose). Certains, au bout d’une ou deux minutes, disent « J’ai fini » : je leur demande alors de choisir une autre question et d’écrire une autre réponse (gestion de l’hétérogénéité...). Les réponses sont en général courtes mais un ou deux élèves se lancent dans des explications pseudo-historiques et farfelus du type Les contes de la Saint Glinglin. ORAL ECRIT -Ta réponse était-elle proche de la réponse de Vandel ? ORAL Je lis ensuite la préface de Vandel : « Pourquoi pourquoi ? » Quelques élèves la reformulent. Discussion sur l’importance de se poser des questions et que peut-être, à l’école, parfois, on ne s’intéresse pas aux cours car il apporte des réponses à des questions qu’on ne se posait pas ou pas encore. Comment faire pour trouver une réponse à une question qu’on se pose ? La première fois, j’ai eu les réponses que j’attendais (bibliothèque, Internet, se demander d’abord dans quel domaine chercher...) que j’ai transformé en bilan au tableau à recopier ; mais la deuxième fois, la première réponse qu’un élève a formulé aussitôt m’a prise au dépourvu : Au cours de cet échange, me revient en mémoire les cahiers de texte de latin 4ème et de latin-grec 3ème de Séverine Suffys, dans lesquels elle rapporte sa présentation de théories de l’apprentissage (en référence à un ouvrage de Giordan) à ses élèves. Je me lance alors dans une petite explication sur l’apprentissage. On peut apprendre un cours pour un contrôle et tout oublier le lendemain. Mais souvent, quand on apprend, on fait des liens entre le nouvel élément et ce que l’on savait déjà. Et, en faisant des liens, ce qu’on a appris reste mieux (car c’est accroché) et en plus, transforme un peu tout notre savoir. Et me voilà dessinant au tableau 2 représentations : un cerveau dans lequel des éléments sont isolés (bribes de savoir) et un cerceau dans lequel le nouvel élément se rattache aux autres et transforme l’équilibre. Et donc, si on se pose une question, peut-être qu’en réfléchissant, en tissant des liens, on peut trouver soi-même des éléments de réponse ( et les liens peuvent se faire entre des éléments appartenant à des groupes de savoir a priori différents rangés dans des cases différentes au collège : français, histoire-géo, biologie...). Après cette première réponse à la questions « Comment faire pour trouver une réponse à une question qu’on se pose ? », les élèves et moi discutons des autres réponses plus classiques. ECRIT Vient ensuite le moment de la synthèse individuelle écrite. A partir de la préface de Vandel et de ce qui a été dit en classe, je demande aux élèves de répondre à ces questions par écrit, en utilisant ce qu’ils ont retenu : 1. Quel est l’intérêt de se poser des questions ? Ecris ensuite quelques questions que tu te poses. Les réponses sont en général des reformulations, plus ou moins précises et à divers niveaux de compréhension de ce qui a été dit en classe. 2 choses m’étonnent : je trouve dans plusieurs copies ce qui me semblait un détail dans mon explication : la salle d’archive uniquement accessible aux chercheurs dans les bibliothèques ; et un élève qui m’explique, qu’en dernier recours (après la salle d’archives), si on n’a toujours pas de réponse à sa question, il faut aller demander à un philosophe car les philosophes sont les spécialistes des questions auxquelles personne ne sait répondre ! Chez moi, je retape toutes les questions formulées par les élèves. Voici les questions formulées dans 2 classes différentes : Voici quelques questions que se pose la 4ème Picasso :
Voici quelques questions que se pose la 4ème Gauguin :
Séance 2 Lors de la séance suivante, je leur distribue, retapées, toutes les questions qui ont été posées. Je leur demande de toutes les lire et d’entourer les numéros des questions qu’ils se sont déjà posées ou dont la réponse les intéresse. Puis, en groupe (de 3 ou 4, qui sont des groupes déjà constitués et fixes), je leur demande de choisir 6 questions et d’indiquer comment ils feraient pour trouver la réponse : Dans quel(s) domaine(s) de connaissance chercher, où chercher, à qui demander. En général, les élèves proposent un ou deux domaines qui correspondent à des matières scolaires. Peu imagine qu’il peut y avoir des réponses différentes à une même question . Cependant, dans un groupe (d’habitude peu attentif), un débat s’engage autour de la question Pourquoi la vie existe ? (ou peut-être sur Pourquoi le Ciel est bleu ?). L’une défend une théorie catholique avec vigueur, racontant à ses deux camarades tout ce que lui a raconté sa grand-mère sur Jésus, le paradis, tandis qu’eux répliquent et défendent maladroitement une explication scientifique ou fataliste (c’est comme ça). Je laisse ce débat s’instaurer sur cette question aussi inhérente à l’homme conscient. Je leur demande ensuite de répondre le mieux possible à 2 questions au choix (toujours en groupe), en partie afin de voir comment ils s’y prennent pour expliquer (savoir-faire à acquérir du moins en partie au cours de la séquence). David s’acharne à convaincre son groupe de répondre à la question « Pourquoi les filles portent des soutiens-gorge ? » car « sinon, si ce n’est pas nous qui répondons, personne ne va le faire et celui qui a posé la question n’aura pas sa réponse » ! Le groupe ne se lance cependant pas dans l’aventure. Je découvre avec plaisir dans certaines copies de groupe des explications biologiques ou historiques (le lien entre les matières est fait !). SUITES Les suites de ma séquence sont plus classiques. Je continue par une activité orthographe autour d’une dictée. Je demande aux élèves en groupe de classer en catégorie les fautes d’orthographes puis d’expliquer de la manière la plus claire possible les règles qu’ils connaissent concernant les accords. Je les retape pour en faire la base d’un autre exercice. Cela donne : Voici les règles d’accord que croient connaître les élèves de 4ème Picasso. Entourez le numéro des règles avec lesquelles vous êtes entièrement d’accord.. Barrez les numéros des règles avec lesquelles vous n’êtes pas d’accord (même sur un point de détail) et au dos, expliquez pourquoi la règle énoncée est partiellement fausse (pensez à utiliser des contre-exemples). Ecrivez I à côté des règles incomplètes. 1) Singulier - Pluriel : Les mots au pluriel prennent un -s et les mots au singulier n’en prennent pas. 2) Au pluriel, les noms prennent un -s sauf exception : - 7 noms en -ou prennent un -x au pluriel : joujoux, hiboux, cailloux, bijoux, poux, genoux, choux 3) Les noms en ou ont leur pluriel en s sauf certaines exceptions (bijoux, cailloux, genoux, poux, hiboux, choux, joujoux) qui, elles, se terminent en oux. Au pluriel, les noms en ail prennent un s sauf quelques exceptions ( vitrail - vitraux , rocail - rocaux, travail - travaux). 4) Au pluriel, certains mots en « ou » prennent un « x » : hibou, caillou, joujou, genou, pou, chou. 5) Accord en nombre (singulier - pluriel) 6) Dans le groupe nominal, le nom s’accorde avec son déterminant et les adjectifs s’accordent avec le nom dont ils dépendent. Ex : La petite fille effrontée et turbulente aux cheveux noirs se prénomme Estelle. 7) Féminin- Masculin : Au féminin, les prennent ée et au masculin é. 8) Accord en genre (masculin - féminin) 9) L’adjectif qualificatif s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. 10) L’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec le sujet. 11) Au passé composé, l’auxiliaire être s’accorde avec le participe passé. Au passé composé, l’auxiliaire avoir ne s’accorde pas avec le participe passé. 12) Pour certains temps, avec le verbe être, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet mais il ne s’accorde pas avec le verbe avoir. 13) Accord des participes passés 14) Les verbes qui suivent l’auxiliaire avoir au passé composé ne s’accordent jamais ( ex : elle a mangé) contrairement aux verbes qui suivent l’auxiliaire être qui eux s’accordent ( ex : elles sont rentrées) 15) Le participe passé employé avec l’auxiliaire être s’accorde en genre et en nombre avec le sujet. Ex : Elles sont parties. Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir ne s’accorde jamais avec le sujet mais il s’accorde avec le COD si celui si est placé devant. Ex : Ils ont mangé une glace. - La glace qu’ils ont mangée était délicieuse. 16) Le participe passé s’accorde au verbe précédé d’un COD. Le participe passé s’accorde avec le sujet si être est l’auxiliaire ; si avoir est l’auxiliaire, le participe passé s’accorde avec le COD s’il est placé avant le verbe. Si il n’y a pas de COD, il n’y a pas d’accord. 17) Le participe passé d’un verbe qui est conjugué avec l’auxiliaire être s’accorde en genre et en nombre avec le sujet. Correction à l’oral avec énonciation claire des principales règles puis bilan sur ce qu’il faut faire pour qu’une explication soit claire (choisir des mots précis : nom au lieu de mot...). Puis : Ce que les élèves en disent : Je n’ai photocopié que les copies les plus intéressantes (ce n’est donc pas vraiment représentatif d’une classe, qui plus est une bonne classe d’un collège de centre-ville). a. Thibaut : L’activité qui m’a le plus plu est celle où l’on devait créer un dossier autour d’objets inventés : j’ai pu laisser faire mon imagination et dessiner. J’aime prendre les choses imaginaires au sérieux. Même si cela m’a pris beaucoup de temps, j’ai aimé cette activité. Samuel : Mes activités qui m’ont le plus plu sont : Aurore : Les activités qui m’ont le plus plu sont : Rémy : Pour moi, l’activité qui m’a le plus plu était « comparer des recettes de cuisine ». Puisque, premièrement, j’adore cuisiner, surtout les patisseries. De plus, dans ma famille, il y a beaucoup de personnes qui travaillent dans des restaurants. Ensuite, je pensai que c’était une bonne idée de nous faire essayer d’expliquer avec de la recette de cuisine. De plus, Matthieu aime également la cuisine, cela nous a permis de rapprocher notre amitié. b. Thibaut :Les activités qui m’ont le moins plu sont l’activité sur les pronoms personnels (je n’ai pas trop compris l’histoire et je ne l’ai pas trouvé intéressante...), les fautes d’orthographe à expliquer (je trouvais trop de fautes et je ne savais pas les choisir). Samuel : L’activité qui m’a le moins plu est : retrouver les « il » du loup ou de l’agneau car au début, dès qu’on a compris qui parlait, le reste s’enchaîne. Ca devenait lassant d’entourait ce qu’on savait déjà de qui il s’agissait. Aurore : L’activité qui m’a le moins plu est : Rémy : Pour moi, l’activité qui m’a le moins plu était « Confronter des explications » puisque je trouvais ça complétement débile de faire du dessin en français. Cela n’a aucun sens. Ensuite, ce n’était pas un travail de groupe donc nous ne pouvions pas avoir d’opinion sur quoi penser. Enfin, tout le monde sait exprimer la cause et la conséquence. c. Thibaut : J’ai appris sur cette séquence : Samuel : Aurore : Ce que j’ai appris pendant cette séquence : Rémy : Je sais que dans cette séquence « Expliquer », j’ai bien appris : Catherine Leclerc
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